L'Église Saint Valéry

Située sur le haut des falaises de l'Ailly, cachée parmi les jardins et les bois bordant la falaise, l'église de Varengeville domine la mer.

Initialement bâti au 12ème siècle, puis agrandie au 16ème siècle sur le même emplacement, l'édifice résiste étonnamment, mystérieusement, aux tempêtes et à l'assaut des vagues qui sapent sa base depuis des siècles.

Bien que cette église ait été élevée par la «main des Saints», a écrit un savant archéologue, habitée des moines primitifs, consacrée par les mains des pontifes, et « sacrifiée par sept siècles de pierres », rien ne sera assez fort pour conjuguer cette mer qui semble encore, de nos jours, prête à engloutir l'ouvrage. Des travaux considérables de protection et de consolidation ont été récemment entrepris par la municipalité, l'Etat, le Département, la Région.

La nef latérale en grès date de 1548, probablement construite par Jehan Ango, pour agrandir le sanctuaire primitif. A remarquer la colonne torse ornée de reliefs curieux inspirés par les expéditions maritimes. La troisième colonne est polygonale (tête coiffée à la mode Henri II).
Dans la grande nef, statue en bois polychrome de Saint Valéry, patron de la paroisse, œuvre du dieppois Michel Borlé et une belle Vierge au Calvaire. Les fonds baptismaux sont de 1613 : vasque avec têtes d'angelots autour de la cuve soutenue par un pied aux feuilles d'acanthes. Pierre tombale de 1634 adossée au mur nord et tout près l'inscription funéraire de Jean Guibert (XVIIème siècle). Au carré du transept, faisceaux de colonnettes, arcs en tiers-points du XVIème siècle et clef pendante.

Le Christ est du XVIIIème siècle. L'autel monolithique en pierre d'Oise est récent (entreprise Lanfry). Il remplace l'autel consacré en 1928 qui était l'œuvre de Joséphine Vasconcelos. Passant à gauche, remarquez la belle clef pendante et les voûtes du XVIème siècle. Curieux encorbellement en étage. Au dessus de la porte de la sacristie, la date de 1643 en précise la construction.

Le Chœur baigne dans la lumière bleue diffusée par le vitrail abstrait de Raoul Ubac, disciple de Braque.

En 1998 Michel Ciry a offert une grande toile, huile intitulée "Le Christ Rédempteur"

Dans la chapelle sud :

- derrière l'autel de grès au tabernacle cubique, la porte représente la Cène.

- Notre Dame des Flots, vêtements gonflés du vent d'ouest, à la proue d'une barque, veille sur les âmes des pêcheurs. Cet oratoire est irisé des bleus apaisants diffusés par la verrière de Braque (l'arbre de Jessé), dont la maquette a été réalisée en 1956 et qui a été mise en place peu de temps avant sa mort en 1963. Il fut enterré au cimetière marin de Varengeville.

Extérieur

L'édifice remonte au XIème siècle (mur nord). Face à l'entrée, la croix hosannière est du XVIème siècle. Précédée d'un porche du XVIème siècle, l'église se compose de deux nefs accolées que prolongent trois chapelles à chevet plat. Au-dessus du transept s'élève une tour-clocher du XIIIème siècle (lits alternés de briques et moellons avec pierres d'angle en grès d'Ailly). Cette tour fut plusieurs fois victime de la foudre ; ainsi le 3 décembre 1826, la flèche s'écroule pendant les vêpres. L'église fut recoiffée d'un toit en ardoise en forme de hache. En tournant par la droite, remarquez le mur et les contreforts de grès. Quatre fenêtres :

- Baie jumelée Renaissance, de la même époque que la nef

- La deuxième a été refaite au XVIème siècle

- Les deux autres sont du XVIème siècle

La porte latérale est surmontée d'un arc surbaissé, avec cordelière et chronogramme de 1548.
Au croisillon sud, les contreforts plats sont de l'édifice primitif.
La sacristie, en briques roses et banc en silex, a été accolée au XIXème siècle à la chapelle nord-est construite en grès extrait du Cap d'Ailly.

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